Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 17:54

   

SAMEDI 8 janvier 2011

A partir de 10H jusqu'à 12H00

Devant la préfecture à Guéret

Pour la Défense des Conventions Collectives 51 et 66

   

Le 11 janvier aura lieu la dernière commission paritaire de négociation avant le texte définitif, qui sera soumis au CA de la FEHAP le 30 mars 2011. C'est aujourd'hui qu'il faut se faire entendre pour influer sur le texte définitif et faire en sorte qu'il ne soit pas adopté en l'état.

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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 16:44

Communiqué CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

 

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n'apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

   

Cette réforme, une des plus dures d'Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l'Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

   

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l'été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

   

Elles décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire.

   

Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur.

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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 16:42

1

SYNTHESE DE LA REFORME DES RETRAITES

AUGMENTER LA DUREE D'ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L'EFFORT

ENTRE LES SALARIES.

1. Porter l'âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l'augmentant

chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter

parallèlement de deux ans l'âge d'annulation de la décote.

2. Relever l'âge d'ouverture des droits dans la fonction publique et dans les

régimes spéciaux :

- relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l'âge

d'ouverture des droits est aujourd'hui de 60 ans ;

- relèvement de manière parallèle à l'âge légal de droit commun pour

tous les fonctionnaires en « catégorie active » : passage à 52 ans

lorsque l'âge d'ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque

l'âge actuel est de 55 ans etc. ;

- relèvement de l'âge d'ouverture des droits dans les régimes spéciaux à

compter de 2017, pour tenir compte du calendrier de la mise en oeuvre

de la réforme de 2008.

3. Appliquer le principe d'une augmentation de la durée de cotisation en

fonction de l'espérance de vie jusqu'en 2020, conformément à la loi de

2003 :

- en application de ce principe, passage à 41 ans et 1 trimestre pour les

générations 1953 et 1954 ;

- compte-tenu des estimations actuelles de l'INSEE, la durée de

cotisations devrait être de 41,5 ans en 2020.

4. Ne pas demander le même effort à tout le monde, mais au contraire

prendre en compte l'usure des salariés, en permettant aux salariés qui ont

une vie professionnelle plus dure de partir à la retraite plus tôt que les

autres.

4.1 Pour les salariés qui ont commencé avant 18 ans : dans le cadre

du dispositif « Carrières longues », départ entre 58 et 60 ans,

sous réserve, comme c'est le cas aujourd'hui, d'avoir la durée

de cotisation + 2 ans. Au total le dispositif concernera 50 000

personnes en 2011 et 90 000 personnes en 2015.

4.2 Prendre en compte la pénibilité :

2

o en maintenant la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait

d'une situation d'usure professionnelle constatée (maladie

professionnelle ou accident du travail produisant les mêmes

effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20 %.

10 000 personnes concernées ;

o en développant la prévention de la pénibilité, pour éviter l'usure

physique des salariés : mise en place d'un carnet de santé

individuel retraçant les expositions.

DEVELOPPER L'EMPLOI DES SENIORS.

5. Aide à l'embauche pendant 1 an pour les recrutements de seniors

demandeurs d'emploi de plus de 55 ans ;

6. Renforcer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour faciliter la

transmission de savoir avant le départ à la retraite.

RENFORCER L'EQUITE DU SYSTEME PAR DES MESURES DE RECETTES CIBLEES ET

UNE PLUS GRANDE CONVERGENCE ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVE.

7. Augmenter les recettes destinées au fonctionnement solidaire des régimes

de retraite, pour un montant de 3,7 Md€ en 2011:

- mise en place d'un dispositif de recettes supplémentaires sur les hauts

revenus et les revenus du capital :

o création d'un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de

l'impôt sur le revenu ;

o augmentation d'1 point des prélèvements sur les plus-values de

cessions mobilières, les plus-values de cessions immobilières et

du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les

intérêts.

- augmentation des prélèvements sur les stock-options : passage de la

contribution de l'employeur de 10 à 14 % ; passage de la contribution

du salarié de 2,5 à 8 % ;

- augmentation des prélèvements sur les retraites chapeaux :

o prélèvement de l'entreprise désormais appliqué dès le 1er euro

de rente versé et non plus à partir de 1 000 € ;

3

o mise en place d'une contribution sociale de 14% pour le

bénéficiaire ;

- suppression de deux niches fiscales : le crédit d'impôt sur les

dividendes des particuliers ; le plafonnement de la quote-part pour frais

et charges sur les dividendes des entreprises ;

- taxation au 1er euro des plus-values de cession mobilières, comme

c'est le cas pour les prélèvements sociaux, et non plus à partir de

27 000 € ;

- calcul annualisé des allègements de charges, pour qu'il s'applique aux

salaires et primes versés par l'employeur sur toute l'année, alors qu'il

est aujourd'hui appliqué mois par mois.

8. Renforcement de la convergence entre les régimes public et privé :

En complément de l'application dans la Fonction publique et les régimes

spéciaux du relèvement de l'âge et de l'augmentation de la durée de

cotisation :

- alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé (passage

de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans ;

- fermeture du dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les

parents de 3 enfants ayant 15 ans de service à compter de 2012. La

possibilité de partir au bout de 15 ans pour les parents ayant déjà

3 enfants en 2012 sera préservée ;

- application de la même règle d'obtention du « minimum garanti » que

dans le secteur privé. Il faudra désormais, comme c'est déjà le cas

dans le secteur privé, que les fonctionnaires aient tous leurs trimestres

ou attendent l'âge d'annulation de la décote pour pouvoir bénéficier du

minimum garanti.

AMELIORER NOS MECANISMES DE SOLIDARITE.

9. Améliorer la couverture des chômeurs non indemnisés, pour tenir compte

de la difficulté d'insertion des jeunes sur le marché du travail. Le nombre

de trimestres validés par la solidarité lorsqu'une personne est au chômage

non indemnisée sera augmenté de 50 % (passage de 4 à 6 trimestres) ;

10. Améliorer les retraites des femmes. Pour que le congé maternité ne

fasse plus baisser la pension. L'indemnité journalière perçue pendant le

congé maternité sera en effet désormais intégrée dans le salaire de

référence pour le calcul de la pension ; sanction pour les entreprises

qui ne font pas de diagnostic de situation en matière d'inégalités

salariales.

4

11. Régler deux difficultés en matière de retraites agricoles :

- faciliter l'obtention par les femmes exploitantes agricoles du bénéfice

de la revalorisation du minimum de pension agricole, par un

assouplissement des conditions d'accès à ce dispositif ;

- changer les règles du minimum vieillesse, pour que les agriculteurs

ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 € de revenu au titre de la

retraite pour une personne seule. Les terres agricoles et le corps de

ferme seront à cette fin exclus du recours sur succession, compte-tenu

de la spécificité de ces biens, afin d'inciter les agriculteurs à demander

le minimum vieillesse.

RENFORCER LA COMPREHENSION PAR LES FRANÇAIS DES REGLES DE LA RETRAITE.

12. Transmettre à tous les nouveaux assurés lorsqu'ils valident leurs

premiers trimestres un document d'information sur le système de

retraite, en particulier sur les règles d'acquisition des droits à retraite et

sur l'impact que peuvent avoir sur ces droits les événements qui

affectent le déroulement d'une carrière ;

13. Mettre en place un « point d'étape individuel retraites » à 45 ans pour

leur permettre de faire très tôt les bons choix en matière de retraite ;

14. Mettre en place un relevé de carrière en ligne couvrant tous les régimes

de retraite.

ATTEINDRE L'EQUILIBRE DES 2018.

15. L'ensemble des mesures d'augmentation de la durée d'activité et des

recettes permettront de remettre les régimes de retraite à l'équilibre en

2018 ;

16. Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement

transférés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES),

qui aura la propriété des actifs et des ressources du Fonds de réserve

des retraites. Le FRR restera le gestionnaire de ces actifs et de ces

ressources, pour le compte de la CADES ;

17. Mettre en place un comité de pilotage des régimes de retraite chargé

de suivre des indicateurs essentiels pour le succès de la réforme et

l'avenir du système, notamment le taux d'emploi des seniors, la

situation financière des régimes et le taux de couverture des

engagements financiers.

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 17:47


Les points suivants étaient à l'ordre du jour de cette commission de négociations :

• Salariés sans qualification : proposition reformulée par les employeurs ;

• Faisant fonctions : état des lieux ;

• Regroupements de métiers « enseignement », « formation », et « positionnement des cadres ».

1 – Approbation du « relevé d'échanges » de la CMP du 26 mars, information communiquée par la Présidente, et politique salariale 2010.

• Approbation du relevé d'échanges de la dernière CMP du 26 mars 2010 rédigé par les employeurs (qui, rappelons-le, assurent le secrétariat de la commission mixte) : ce dernier fait l'objet de plusieurs modifications.

• La Présidente informe les différentes délégations qu'elle a de nouveau été destinataire d'un courrier du Président du SNALESS demandant que son syndicat employeur soit invité à participer en tant que tel à la CMP. Réponse faite : que le SNALESS prenne contact avec les services du Ministre du travail, lui seul étant compétent pour cela, étant entendu que ce syndicat - par ailleurs adhérent à la FEGAPEI - n'a pas fait la preuve, à ce jour, de sa représentativité…

• Avant l'examen des autres points de l'ordre du jour, la délégation CGT lit une déclaration commune CGT-CFE/CGC-CFTC-FO (voir document joint n°1), suite à la dernière CMP, relative à la politique salariale 2010 (voir à ce sujet notre dernier compte-rendu).

A ce sujet :

  • la délégation CFDT informe de son soutien à la déclaration de l'intersyndicale le 26 mars 2010, la balle est dans le camp des employeurs et au moins trois organisations syndicales de salariés sont prêtes à signer un avenant « augmentant » (les guillemets sont CGT…) la valeur du point de + 0,6% au 1er janvier 2010 ;
  • le SYNEAS et la FEGAPEI indiquent que, pour eux, le sujet est clos. Un projet d'avenant sera transmis dans les jours qui viennent aux syndicats de salariés sur la base de leurs dernières propositions (+ 0,6% au 1er avril 2010…) en n'écartant pas l'hypothèse d'une décision unilatérale si ce dernier ne recueille aucune signature…

Après une suspension de séance à l'initiative de l'intersyndicale, la délégation CFE/CGC fait une déclaration au nom de toutes les délégations de syndicats de salariés stipulant que la FEGAPEI, en particulier, porte à ce jour la responsabilité de l'échec de la négociation sur cette question.

Il est donc demandé aux employeurs de revoir leur position avant la prochaine commission mixte paritaire du 1er juin en rappelant qu'une majorité d'organisations syndicales de salariés serait prête à signer un avenant à 0,6% au 1er janvier 2010. Sur « sollicitation » de la Présidente, les employeurs indiquent finalement qu'ils vont « se revoir à ce sujet »…

Précision : Il est clair que la délégation CGT a confirmé en séance qu'elle restait sur sa proposition d'une valeur de point à 4 euros formulée lors de la dernière CMP (voir l'argumentaire de cette exigence dans notre dernier compte-rendu). Mais chacun comprendra qu'étant donné les enjeux de ces négociations en commission mixte paritaire (l'amélioration de la CC66), le contexte dans lequel elles ont lieu et, au-delà, du niveau de revendication exigé s'agissant de la valeur du point, il lui est apparu nécessaire, à ce moment de la discussion, de ne pas se « désolidariser » d'une posture syndicale commune. La FEGAPEI et le SYNEAS placés devant leurs responsabilités doivent renoncer à la division des salariés à laquelle ils aspirent.

2 – Amélioration de la convention collective

2.1 - Salariés sans qualifications.

Un nouveau document est remis en séance par les employeurs (voir document joint n°2).

Si ce dernier marque une avancée par rapport à celui communiqué le 3 mars en confirmant l'obligation pour les employeurs de proposer aux salariés concernés de les qualifier dans un délai de deux ans, la délégation CGT note la contradiction existante entre cet engagement et le refus d'obligation de reclassement correspondant à la qualification obtenue puisque celui-ci est uniquement assujetti, dans leur proposition, aux opportunités des dispositifs de « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GEPC) » existants dans les établissements et services des associations…

Notre délégation CGT (suivie par les délégations FO et CFE-CGC) réaffirme que chacun des emplois conventionnels doit faire appel à des compétences qui ne peuvent se concevoir sans référence à une qualification et exigent que cette obligation de reclassement apparaisse clairement dans le texte.

La CGT rappelle au passage la logique qu'elle avance depuis le début des négociations consistant à refuser le recrutement de salariés sans qualification, afin de tirer les plateaux techniques vers le haut. Cette logique constitue précisément une alternative aux diktats financiers imposés par le l'Europe et son relais : le gouvernement…

A propos de l'avant-dernier paragraphe du texte proposé par les employeurs, la délégation CFDT fait de son côté deux propositions de modifications : imposer un reclassement systématique aux salariés concernés déjà en poste sur des emplois exigeant une formation et, pour les autres salariés concernés, priorité de reclassement en fonction des opportunités dégagées par les dispositifs de GEPC mis en place dans les associations.

Finalement, les employeurs annoncent vouloir « examiner avec attention » les propositions de la CFDT qui, du point de vue de la délégation CGT et de l'argumentation qu'elle a développée (voir plus haut), ne répondent cependant que partiellement à l'urgence de la situation à régler dans les établissements et services…

2.2 – Faisant fonctions : état des lieux.

Après de TRÈS longs échanges à l'issue desquels la Présidente a posé deux questions restées sans réponses de la part des employeurs et qui pourtant, ne cessent sur d'autres dossiers de se faire forts de pouvoir donner réponse à tout, grâce à leur outil secret informatique (voir épisode GVT). . le phénomène est-il massif ? (et alors elle indique avoir du mal à comprendre pourquoi)

. ou est-il marginal ?... et alors, qu'est-ce que cela peut signifier en « non-dits » ?...

La Présidente note que la Commission Mixte Paritaire est dans l'incapacité d'avancer sur ce point faute d'instruments de mesure permettant d'objectiver dans le champ conventionnel, la nature et l'importance de cette problématique, même si un certain nombre de causes structurant ce phénomène ont été avancées par les délégations de syndicats de salariés : glissements de tâches, inégalités démographiques, remplacements nécessaires, etc.

L'ensemble des délégations syndicales confirment l'emprise de cette réalité dans le fonctionnement de très nombreux établissements et services et déplorent que la CMP soit dans l'impossibilité de l'objectiver, cela relève de la seule responsabilité de ceux qui en ont institutionnellement la charge : pouvoirs publics et syndicats employeurs. Ce qui n'empêche pas la FEGAPEI d'affirmer que la CMP était davantage questionnée… sur la symbolique de cette problématique que sur sa réalité !

Pour les employeurs, l'existence de « faisant fonctions » ne constituerait qu'une anomalie dans la mise en œuvre des missions associatives et la réponse ne peut provenir que de « la mise en place d'un dispositif de classifications corrélé à une entrée par la qualification »… ce qui serait contenu dans leurs dernières propositions...

Pour indication, un début de définition de « faisant fonction » a été avancé par les délégations des organisations syndicales de salariés et a semblé « faire consensus » : « professionnel qui occupe un emploi sans disposer de la (ou des) qualification(s) et des compétences nécessaires à cet emploi ».

Reste que la délégation CGT n'a eu de cesse dans ce débat, étant donné l'importance de cette question, d'insister sur la nécessité pour la CMP d'énoncer clairement les principes qui devront présider à sa résolution. Les personnels « faisant fonctions » doivent pouvoir effectuer la formation correspondant au niveau de qualification du poste qu'ils occupent et en être titulaire à l'obtention du diplôme, avec reprise totale de l'ancienneté depuis l'embauche.

La CGT souligne aussi la situation des remplaçants, éternels « bouche-trous » précarisés et demande la création de pools de remplaçants titulaires (comme dans l'Education Nationale)… « Silence radio » des employeurs… Puisqu'ils recommandent à leurs adhérents de ne pas avoir recours à des « faisant fonctions », le problème n'existe pas… suite au prochain numéro !

3 – Regroupement de métiers « enseignement, formation et positionnement des cadres »

3.1 – Métiers de l'enseignement et de la formation.

L'examen de la classification des métiers se termine sans divergences majeures, même si tout n'est pas réglé concernant certains positionnements de métiers, notamment les éducateurs techniques spécialisés, les éducateurs scolaires et les éducateurs techniques… La délégation CGT a rappelé, à ce sujet, la teneur du courrier de sa Fédération du 5 janvier 2010 (voir document joint n°3).

Précision : Suite notamment à une intervention de la délégation CGT, il a été acté que les documentalistes relevaient bien du regroupement de ces métiers, leurs classifications étant corrélées à leurs niveaux de qualifications (du niveau III au niveau I).

3.2 - Positionnement des cadres.

A la demande de la Présidente de la CMP, chaque délégation est appelée à exprimer son avis sur ce point de l'ordre du jour. Pour ce qui la concerne, la délégation CGT a de nouveau rappelé la teneur du courrier du 5 janvier 2010, qui traitait également de ce point : elle reste attachée à ce jour et pour les raisons évoquées, à un regroupement de l'ensemble des métiers de l'encadrement, en référence à l'annexe 6 du texte conventionnel actuel (voir également à ce sujet le document joint n°3).

Là encore, longs débats, souvent « très vifs », ayant surtout trait au positionnement des « cadres techniques » dans les classifications : doivent-ils plutôt être placés en haut de l'échelle de chaque regroupement de métiers (positionnement CFDT) ou dans le regroupement de métiers de l'encadrement (positionnement de l'intersyndicale CGT-CFE/CGC-CFTC-FO) ?

La délégation CGT précisant, avec d'autres, que ce second positionnement garantirait par ailleurs aux cadres techniques, qui savent lire entre les lignes, l'ensemble des garanties collectives attachées au groupement de métiers de l'encadrement…

A ce stade de la discussion, les employeurs jouent comme d'habitude à cache-cache sur cette question, n'ayant pas de position clairement formalisée, sauf à rappeler qu'ils restent attachés à la distinction entre « cadres hiérarchiques » et « cadres techniques »… Pour l'intersyndicale, les évolutions annoncées dans les formes de prises en charge et les changements qu'elles vont susciter dans l'organisation du secteur doivent être anticipées par les professions structurant « le cœur de métier » du champ conventionnel. Les « gestionnaires » doivent se situer dans cette perspective et se positionner d'abord comme les « intendants » des changements à opérer…

La délégation CFE/CGC dénonce de ce point de vue l'incapacité des employeurs à initier un débat, pourtant essentiel selon elle, sur une vision partagée de l'avenir du secteur dans un environnement en pleine évolution, en précisant que cette question du sens aurait dû constituer un préalable à ces négociations…

Bien évidemment, faisant preuve d'un sens aiguisé de l'opportunisme, la FEGAPEI « comprend » et saisit l'opportunité qui se présente à elle (et donc aux employeurs) : elle affirme subitement qu'elle « a évolué » (sic), que cette question du sens est pour elle essentielle, qu'elle entend justement la poser… en faisant référence aux dernières propositions employeurs (version 2 de leur projet). Ces derniers n'auraient pas eu le temps de les présenter et ils proposent justement d'en expliquer le sens lors de la prochaine CMP !…

Eux qui annonçaient ne pas avoir de propositions très formalisées concernant l'encadrement au début de la discussion se demandent pourquoi faudrait-il limiter les regroupements de métiers aux « non cadres » dès lors que certains d'entre eux participent au « cœur de métier » de la convention (intervention directe auprès des personnes) ? Bref, un regroupement des métiers du management, centrés sur les fonctions transversales et hiérarchiques appelées « fonctions supports », donc sans les cadres techniques, redevient d'actualité, dispositif dans lequel l'isolement des uns (les cadres hiérarchiques) et des autres (les cadres techniques) risque d'être garanti… Suivra une longue intervention de leur part sur la nécessité de savoir s'adapter, accusant aussitôt certains syndicats (devinez lesquels !) d'immobilisme, alors que nous sommes entrés dans l'ère de la concurrence via les appels à projets et plaidant pour une vision partagée - la leur - de l'avenir du secteur… Original, non ?

La délégation CGT intervient immédiatement pour rappeler que les salariés et leurs syndicats avaient, eux, très rapidement fait l'étude de texte de leurs propositions antérieures et avaient très vite identifié leurs aspects destructeurs. Le texte conventionnel existant est attaqué comme jamais il ne l'a été, toutes catégories professionnelles confondues.

A contrario, la CGT rappelle que l'amélioration de la convention collective devrait précisément offrir une alternative à une vision du secteur se pliant au dogme ultralibéral imposé par l'Europe de « la concurrence libre et non faussée », relayé en cela par le gouvernement. Cela grandirait ses acteurs car, au final, ce sont les usagers qui en bénéficieraient…

Voilà la vision partagée que les délégations de tous les syndicats de salariés proposent !

La délégation CGT indique enfin aux employeurs que leur crédibilité, au-delà du seul champ de la CCNT du 15/03/1966, tant au sein des acteurs de l'économie sociale que vis-à-vis des pouvoirs publics est engagée… Et à ce jour, elle est très mal engagée.

Finalement : la Présidente demande aux employeurs, pour la prochaine commission mixte, de faire des propositions faisant référence à une vision d'avenir en la reliant à la question du sens… et la FEGAPEI indique qu'elle « a bien compris qu'elle avait conscience qu'on n'avancerait que si tout était mis sur la table (salaires, temps de travail, etc.) » (re sic !). Une façon de mettre en perspective son explication de texte lors de la prochaine commission mixte ?...

4 – Questions diverses

La délégation CFDT intervient pour indiquer comment certains employeurs informent les salariés et les représentants du personnel sur le contexte de ces négociations : en effet, certains n'hésitent pas annoncer une dénonciation unilatérale de la convention collective par les employeurs. Alors ???

« Rumeurs, rumeurs… », répondent en cœur le SYNEAS et la FEGAPEI…

Après s'être fait longuement prier par la Présidente, ces derniers proposent en réponse que la prochaine CMP fixe les dates des commissions mixtes paritaires au-delà de celle du 13 juillet pour montrer que tant que les négociations ne sont pas rompues, elles doivent continuer... Mais oui M. de la Palice !…

Puisqu'ils annoncent avoir compris qu'il fallait « tout mettre sur la table » la délégation CGT demande aux employeurs de contextualiser pour la prochaine CMP leur « vision d'avenir » du secteur (et donc leurs propositions) en reliant leur propos à l'initiative de la FEHAP vis-à-vis de la CCNT du 31/10/1951 et des hypothèses de Convention Collective Unique… 5 – Ordre du jour de la prochaine commission mixte paritaire du 1er juin 2010 :

• Politique salariale 2010 : réponse des employeurs sur la valeur du point ;

• Prévoyance : validation du projet de cahier des charges ;

• Echange et débat sur les éléments de contexte du secteur et son évolution ;

• Présentation par les employeurs de leurs dernières propositions – contextualisation et avenir du secteur ;

• Calendrier à venir des commissions mixtes paritaires.

 

CCNT 66 : compte-rendu de la Commission Mixte Paritaire du 11 mai 2010

Par Admin
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 10:46

 

Le samedi 24 avril, une délégation de SUD, de la CGT, de la CFDT et du collectif 87 Pastouch66 a rencontré M. CALMET, directeur général de la FEGAPEI (syndicat employeur) et négociateur pour la CCN66. Il était présent à Limoges pour concrétiser la fusion de l'A.L.A.E.D (Foyer du Pré Fleuri) avec les Papillons Blancs, cet établissement étant affilié au syndicat de la FEGAPEI.

Il a commencé par évoquer le besoin de moderniser la CCN66 car cette dernière est peu attractive pour les jeunes professionnels alors qu'il va y avoir un fort renouvellement démographique dans notre secteur ; de plus, elle n'est pas avantageuse pour les salariés effectuant des qualifications en cours de carrière. Ils veulent donc permettre une revalorisation des débuts de carrière et une reconnaissance des qualifications effectuées tout au long du parcours professionnel.

L'ayant approuvé en ce qui concerne les débuts de carrière, nous lui avons fait remarquer que leur proposition entraînerait par la suite une baisse considérable des salaires …

Quant au parcours professionnel, nous lui avons fait part de nos inquiétudes concernant l'individualisation des salaires conduisant à une disparité et une mise en concurrence des professionnels. Tout dépendra du bon vouloir des directeurs à accorder ou non des formations. Nous craignons de voir apparaître la rémunération au mérite. Sur ce, il n'a pas démenti et nous a demandé de faire confiance aux directeurs, préférant ouvrir des espaces de négociation au sein des établissements plutôt que d'avoir une convention qui fige tout nationalement.

Nous en avons conclu que nous arrivons donc à un mode de gouvernance différent suivant les associations ; selon lui, cela se déroule déjà ainsi actuellement ; cependant aujourd'hui, les salaires sont les mêmes pour tous en fonction de nos qualifications quelle que soit l'association qui nous emploie.

M. CALMET nous rappelle que cela fait plusieurs années que les syndicats employeurs proposaient de « rénover » la convention mais que les syndicats salariés s'y opposaient.

Nous lui avons rappelé les raisons de cette opposition : la CGT et FO refusaient de parler de cette rénovation tant que le sujet des salaires n'était pas réglé. En effet, lors du passage au 35h, les syndicats salariés avaient accepté un gel des salaires jusqu'en 2005. Cependant depuis 4 ans, les salaires n'ont toujours pas augmenté.

Il a aussi évoqué la rénovation de la CCN51 qui a été positive et signée par « nos représentants ». Nous lui avons rappelé qu'il n'y avait qu'un syndicat salarié qui avait signé.

M. CALMET nous fait savoir que leur première proposition de texte rénovant la CCN66, faite en décembre 2008 était selon ses propres termes « une ânerie », qu'ils n'ont pas su se faire comprendre car leur souhait était de proposer un socle et après permettre une ouverture. Nous lui avons précisé que cette « ânerie » avait été renouvelée en septembre avec leurs douze propositions.

Il nous a également informés que le 1er point concernant les classifications devrait être clôturé à la prochaine CNP… Nous lui avons expliqué que pour nous c'est encore très flou et que nous demandons donc un compte rendu acté par tous les négociateurs à chaque CNP. La demande en ayant été faite par la médiatrice de l'Etat (et aussi par la coordination des collectifs depuis plusieurs mois) il nous a assurés qu'à partir de maintenant ce serait fait (à suivre….).

Le 2ème point qui doit être abordé sont les rémunérations. D'après M. CALMET, la nouvelle convention va coûter entre 4 et 5 % pour les financeurs. Si les syndicats employeurs n'obtiennent pas cette augmentation la « variable » sera la masse salariale. C'est-à-dire qu'entre autre les départs à la retraite ne seront pas tous remplacés, c'est selon M.CALMET aux directeurs d'accepter ou non cette condition…

Nous avons aussi abordé le sujet des congés. Ils maintiennent leur proposition qui est la suppression de tous les congés (Congés d'Ancienneté et Congés Trimestriel) pour tous les salariés. Ils proposent à la place 6 jours de congés pour tous et après veulent ouvrir une discussion sur la pénibilité de notre travail. En fait, ils proposent de faire une liste des critères de pénibilité et face à chaque critère mettre des jours de congés supplémentaires (le 3ème point des négociations et le dernier est le temps de travail et la pénibilité). Nous lui avons fait remarquer que c'était à nouveau tirer ceux qui avaient un peu plus vers le bas plutôt que de donner plus à ceux qui avaient moins (en référence aux CT).

Nous avons aussi posé la question de l'opposabilité de notre convention. Pour eux l'opposabilité n'existe plus, elle n'est que juridique et non plus financière. Les associations vont avoir une enveloppe constante pour une période donnée et c'est tout.

Pour finir nous avons abordé le sujet de la convention unique. Il nous a alors informés que la FEGAPEI a répondu positivement à la demande de la FEHAP qui est de créer une convention unique pour tout le champ du social. Cependant ils ne veulent pas interrompre les négociations entamées sur la CCN66. Ils disent être prêt à rencontrer la FEHAP pour préparer une future réflexion.

Nous lui avons fait part de nos inquiétudes pour l'avenir en ce qui concerne la perte de nos valeurs dans notre secteur mais aussi la dégradation de nos conditions de travail et donc des prises en charge données.

Il nous a répondu que nous ne devions surtout pas nous inquiéter car nos employeurs ne sont pas des « employeurs voyous » et qu'il ne faut pas avoir peur du changement….

Le Collectif 87

Par Admin
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